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Noémie ADAM-CUVILLIER

papillon-anime

Concedo nulli

Le capitalisme désigne l’ensemble des comportements, activités, rapports sociaux, etc qui s’inscrivent dans une perpective d’accumulation. C’est un système.

La domination planétaire du capital financier conduit à son terme le cycle de la monopolisation de la richesse et de la  puissance, celui de l'atomisation des individus, de la guerre à toute forme de solidarité. Elle pénètre, dans ses fibres les plus intimes, quoique avec des conséquences fort diverses, l'existence de chaque habitant de la planète :

             - précarisation des situations, 

             - dégradation du travail, 

             - assujettissement des corps, 

             - appropriation des savoirs, 

             - asservissement des imaginaires, 

             - arasement des cultures, 

             - militarisation des espaces (réels ou virtuels), 

             - omniprésente menace de l'éco-désastre. 

Les effets se déclinent à tous les niveaux : éducation, emploi, production, santé, urbanisme, information, gestion de la science, institutions civiques.  

Ce qui, en économie-politique, se caractérise par :

- la difficulté d'établir un modèle globalisant de l'économie, tel que celui qui rétablirait l'étalon-or, du moins pour l'instant. Il est devenu presque inapplicable aux économies contemporaines pour un certain nombre de raisons dont l'une des plus importante est l'interdiction pour les Banques Centrales de créer de la monnaie. Proposition d'autant plus illusoire que la dette des Etats ne sera jamais remboursée. C'était vrai avant 1980, ce le sera après. Les américains et les japonais sont maîtres en la matière. Pour la finance internationale «restructurer» une dette veut dire «ne pas la payer» ou en organiser la faillite bien ordonnnée ! Selon la règle du mini-max, quel en sera le prix social ?

- un dilemme inévitable dû au degré de complexité de nos sociétés : toute représentation intellectuelle est totalitaire et univoque. Or, l'expérience vient immanquablement contrarier cette interprétation en proposant des données nouvelles. C'est la raison de l'effondrement de tous les systèmes de mise en ordre du monde : philosophiques, physiques ou politiques ( pragmatisme compris ).

- une idéologie dominante prônant sa propre perpétuation : elle permet au discours technocratique de se perpétuer en s'appuyant sur des fondements sûrs et stables. En ce sens, le discours politique est devenu un discours technique. Or, l'exigence économique a des raisons que la morale déplore. La logique finançière n'est rien d'autre qu'un monde glacé où les lois du marché font figures de destin. Le politique est sous l'emprise d'une idéologie pour laquelle les inégalités sont génératrices de progrès !

- un mouvement mondial de contestation d'une éfficacité économique qui appauvrit l'homme de la nature en produisant des pseudo-richesses. Les tenants du " penser globalement pour agir localement", sont abusés par la notion de concurrence, terme trop étroit en économie, et par l'articulation aliénante entre production et consommation. Leurs affirmations théorisantes ne sont pas inexactes : elles sont incomplètes. On ne peut rien expliquer en restant au niveau de la structure des entreprises, fussent-elles multinationales, ou de l'économie « pure ». L' époque nous commande de rendre les schémas les plus particuliers possibles : pas de théorie générale mais des analyses locales.

- un développement qui a atteint son seuil critique. Face à une obsolescence programmée des produits, initiée à Genève dès 1924 par le "cartel de Phébus ", les objecteurs de croissance dénoncent une publicité qui construit des besoins artificiels et génère la frustration grâce à un crédit qui nous en donne les moyens. De fait, nous dégradons plus notre nature, dont la biodiversité est l'un de ses visages, que nous lui laissons la possibilité de se régénérer.Le concept de décroissance nous invite à la prise de conscience individuelle afin de passer à l'acte collectif pour nous extraire de cette démence du capital-serving. Dans cette dénonciation de l'accumulation capitaliste, je suis à l'opposé des fondamentalistes de l'écologie que sont les aménageurs de la mondialisation par le développement durable ! L'écologie est l'affirmation de l'intérêt local qui reprendra ses droits du fait de la dilution du national par la globalisation. 

- en se mettant dans un système de pensée, y compris celui de la décroissance, on se sécurise. Consommer moins c'est affirmer que le superflu est l'ennemi du nécessaire. Le temps des certitudes est dépassé. Quand les remises en cause deviennent individuelles, le système est en faillite complète.

Si la science n'est pas le constructivisme, il convient de reconnaître que, mise au contact du social, l'économie perd tout caractère scientifique. 

Avec une illusion de certitudes, nous vivons dans un monde de probabilités.

Les théories économiques sont incapables d'expliquer le monde.

Le fait, qu'une théorie économique soit inévitablement réductrice, ne l'invalide pas pour autant. Quand elle s'étaye empiriquement sur le long terme, elle nous éclaire sur une partie de la réalité.

C'est ainsi qu'une étude des données économiques aux États-Unis, remontant jusqu'en 1929, confirme la théorie de la valeur et celle de la baisse tendancielle du taux de profit. Analyse menée par Andrew KLIMAN. 

En conséquence, notre monde actuel, avec sa logique productiviste, ne pourrait survivre qu'en détruisant, massivement, la valeur des immobilisations existantes et en sortant des contraintes du libre-échange. En raison de la financiarisation à outrance, ce sont des actifs financiers qu’il convient d’effacer en premier. 

L'autre solution ou complémentaire est le recours à l'inflation qui participera à la destruction d'actifs tout en résorbant partiellement les dettes nationales. Et à défaut de cette dernière, les néolibéraux appliqueront la politique du pélican dans le désert : la chasse à ces mêmes dettes, fussent-elles illégitimes !


Daniel Adam et Maevane Adam Bouteille à la mer du net pour Noémie et Léandre Adam-Cuvillier ?